Le charme de l'Andalousie / Le nouveau parfum en édition limitée de l'Artisan Parfumeur

Un parfumeur, un écrivain. Un homme, une femme. Un parfum, une histoire : Séville à l’Aube. De cette rencontre est né ce merveilleux soliflore, une fleur d’oranger sublimée et contrastée.

Au fil des années, L’Artisan Parfumeur a trouvé l’inspiration au sein de voyages exotiques, de souvenirs d’enfance et autres moments de folie. Cette fois, deux sujets nous ont guidés : la littérature et la nature. Bertrand Duchaufour, notre maître parfumeur, s’est laissé conter une histoire : fermant les yeux, ses narines et ses sens se bousculent. Il s’exclame, cela ferait un sublime parfum ! Le parfum a été construit tel on raconterait une histoire et Bertrand a été fidèle à celle rapportée par l’écrivain Denyse Beaulieu. Peu à peu, le parfum devient à l’image de son interlocutrice : une personne enjouée, optimiste, qui aime jouir des plaisirs de la vie mais aussi et surtout avec un sens profond et caché de l’impertinence des choses...

La scène se passe à Séville, en Andalousie, durant la Semaine Sainte.

Les encensiers donnent à la ville cette atmosphère très spirituelle tandis que les orangers en fleurs diffusent leur parfum suave et délicat. Des effluves lavandés d’eau de Cologne émanent de la foule et se mêlent aux douces senteurs des cierges brûlés pendant les cérémonies. Dans ce superbe décor, une passion naît entre cette femme et un jeune espagnol, et cette histoire devient parfum grâce au talent de Bertrand Duchaufour.

Le parfum s’ouvre sur des notes épicées, vertes, fusantes et zestées tels les prémices d’un coup de cœur. L’oranger, qui est le cœur de la structure, domine l’ensemble du parfum. On décèle d’ailleurs son odeur de sève verte, mêlée à une note pétillante aldéhydée qui amène dès le départ une intensité d’émotion. On relève aussi une note de lavande rappelant les eaux de Cologne typiques d’Espagne.

Puis, place à la passion débordante, celle qui nous emporte foudroîment... Magnifiée par un accord jasminé et par la cire d’abeille, la fleur d’oranger absolue se retrouve ici opulente et terriblement charnelle.

L’accord indolé résonne avec ce bouquet de fleurs blanches et devient érotique, alors que l’ensemble est enveloppé dans la douceur du benjoin Siam.

Teinté de mélancolie, le fond du parfum devient dense grâce à la présence de la lavande Luiseiri de Séville, aux notes ciste, ambrées et résineuses. Elle fait écho aux notes de tête lavandées et vibre en harmonie avec l’encens de Somalie pour donner une intensité spirituelle à l’ensemble du parfum.