Libération, L’essence de l’art wes-andersonien / par Clément Ghys

"Dans The Grand BudapestHotel, Wes Anderson filme Ralph Fiennes s’aspergeant du parfum Air de panache. A la demande de la Twentieth Century Fox et du réalisateur, le parfumeur français indépendant Nose a réalisé le jus en question. Produit à seulement 1 000 exemplaires et non destiné à la vente (mais réservé aux journalistes et aux «amis» de Nose), le parfum est une rose pourpre du Caire, un objet de cinéma atterrissant dans la réalité. L’opération est maligne et prouve surtout l’obsession matérielle d’Anderson, son acoquinement avec l’univers de la mode (dont des liens, passés ou actuels, avec Prada, Fendi ou Louis Vuitton)."